Actions communales en faveur de la biodiversité

A venir

Le Département et la commune mène conjointement des actions de restauration de la lande du Gravellic, classée Espace Naturel Sensible. Les espaces naturels sensibles (ENS) visent à préserver la qualité des sites, des paysages, des milieux et habitats naturels et les champs naturels d’expansion des crues.

Une « lande » est un terrain ouvert où la végétation basse est dominée par des arbrisseaux à feuilles persistantes tels que la bruyère, l’ajonc ou le genêt. Les landes se développent sur des sites où les sols pauvres en éléments minéraux, souvent acides, ne permettent pas l’installation rapide de la forêt. Ce milieu accueille des espèces inféodées, particulièrement vulnérables (perte d’habitat, changement climatique, etc.). Cet habitat spécifique est également menacé et représente aujourd’hui -de 5 % du territoire régional (-98 % en Bretagne depuis la révolution française, lié à l’arrêt de leur gestion). Il est donc ciblé comme prioritaire en termes de préservation.

A travers différentes actions, l’objectif de la gestion vise notamment à restaurer de manière naturelle et progressive, le milieu de lande sèche du site. La mise en place d’une pratique d’éco-pâturage sur une surface de 4400 m² grâce à deux chèvres permet un entretien durable. En effet, le pâturage est le mode de gestion le plus naturel et le plus favorable à la biodiversité.

Le Lycée Kerplouz agit également ponctuellement dans la gestion durable du site du Gravellic à travers différentes actions telles que : des fauches de fourrée, la coupe et l’arrachage d’espèces invasives, ou encore la réalisation d’inventaires faune et flore pour mieux comprendre le site.

Alors que les landes disparaissent progressivement en Bretagne, les actions menées permettent un retour progressif de la lande du Gravellic.

Ce qu’en disent les élèves de Kerplouz :

Lou, une élève du BTS « Gestion et protection de la nature » de Kerplouz nous raconte le travail qu’elle a effectué : « Aujourd’hui on oublie un peu que le territoire côtier est historiquement couvert de landes car maintenant on voit surtout les pins maritimes qui sont très présents mais qui ne définissent pas vraiment notre paysage. Les pins ne sont pas indigènes, c’est un paysage méditerranéen. Le travail sur le chantier du Gravellic était super intéressant car les landes sont très dégradées sur le littoral et participer à un chantier qui restore un habitat est essentiel. De nombreuses espèces dépendent de cet écosystème. Notre but est de retrouver des espèces faunistiques qui étaient implantées, mais aussi des espèces végétales. C’est super d’apprendre sur le terrain tout en participant à des efforts de restauration de l’environnement ! »

Partenaires :

Historiquement, la Bretagne et plus spécifiquement le Golfe du Morbihan était une terre de vergers, présentant une diversité génétique, patrimoniale et paysagère.

Longtemps élément emblématique de nos localités et de nos paysages, les vergers ont été peu à peu abandonnés au profit d’autres activités et d’autres usages fonciers.

Les vergers conservatoires ont aujourd’hui une double vocation :

  • Préserver des essences anciennes se raréfiant sur le territoire, favoriser la diversité génétique de nos fruitiers locaux et de fait la biodiversité,
  • Favoriser la transmission d’anciens savoir-faire et plus largement de partager et (re)découvrir la richesse de la biodiversité des vergers, des arbres fruitiers et du terroir local au gré des saisons.

Dans le cadre du projet 1000 arbres, la commune souhaite créer un verger conservatoire à Kerbilouët. Une cinquante de pommiers et poiriers seront plantés sur cet espace de prairie, en suivant un plan de gestion adapté à ces milieux complémentaires.

Une partie du verger sera dédiée à la greffe d’essences définies comme prioritaires pour la conservation régionale, avec le Pôle Fruitier de Bretagne.
Une autre partie permettra de mettre en valeur des essences anciennes locales identifiées sur la commune afin de valoriser la biodiversité patrimoniale communale.
Afin de prospecter ces essences communales, la commune lance un appel à l’identification d’espèces auprès des habitants. Les personnes ayant connaissance ou possession d’anciens pommiers ou poiriers sont ainsi invitées à prendre contact avec la commune pour identifier les variétés et évaluer l’intérêt de leur conservation. Une fois cette identification réalisée, et l’intérêt conservatoire avéré, des greffes pourront être réalisées sur les arbres du verger conservatoire.

Vous souhaitez identifier des fruitiers anciens ?
Envoyez vos contacts (adresse, mail et téléphone) ainsi qu’une photo de l’arbre (type d’essence si connue), à l’adresse mail transition-eco@arradon.fr.

Une espèce exotique envahissante (EEE) est une espèce introduite par l’homme volontairement ou involontairement sur un territoire hors de son aire de répartition naturelle, et qui menace les écosystèmes, les habitats naturels ou les espèces locales. Toutes les espèces introduites ne sont pas envahissantes, schématiquement 1 espèce sur 1000 le devient. On les appelle les espèces exotiques ou espèces non-indigènes (ENI).

Ces espèces représentent une menace pour les espèces locales, car elles accaparent une part trop importante des ressources (espace, lumière, ressources alimentaires, habitat, etc.) dont les autres espèces ont besoin pour survivre. Elles peuvent aussi être prédatrices directes des espèces locales. Les espèces exotiques envahissantes sont aujourd’hui considérées comme l’une des principales menaces pour la biodiversité. Elles constituent un danger pour environ un tiers des espèces terrestres et ont contribué à près de la moitié des extinctions connues à l’échelle mondiale.

Les espèces susceptibles d’occasionner des dégâts (ESOD) sont qualifiées d’espèces nuisibles jusqu’en 2016. Les ESOD sont les espèces inscrites par le code de l’environnement dans l’intérêt de la santé et de la sécurité publique ; pour assurer la protection de la flore et de la faune sauvages ; pour prévenir des dommages importants aux activités agricoles, forestières et aquacoles et à d’autres formes de propriété. Les ESOD sont classées en 3 groupes : les espèces non indigènes, les espèces d’animaux indigènes classées susceptibles d’occasionner des dégâts et une liste complémentaire qui précise les périodes et les modalités de destruction de trois espèces supplémentaires (le Sanglier, le Lapin de garenne et le Pigeon ramier).

 

Dans le Morbihan, les principales espèces animales classées susceptibles d’occasionner des dégâts (ESOD) sont :

  • Le frelon asiatique
  • La taupe
  • Le ragondin
  • Les chenilles processionnaires
  • Les oiseaux déprédateurs tel que la corneille, l’étourneau et le pigeon

La FDGDON (Fédération Départementale des Groupements de Défense contre les Organismes Nuisibles) du Morbihan est chargée de la surveillance, de la prévention et de la lutte contre divers organismes nuisibles du monde animal et végétal sur le département. Son site recèle de conseils et contacts si jamais vous avez besoins d’informations sur le sujet. Par exemple, le piégeage pour les frelons n’est pas toujours recommandé. Frelon asiatique – FDGDON Morbihan

Vous pouvez aussi en informer le parc naturel du Golfe du Morbihan directement à travers l’outil de suivi des foyers d’espèces exotiques envahissantes  :  OUTIL DE SUIVI – FOYERS – Suivi des espèces exotiques envahissantes – Lizmap

  • Les chenilles processionnaires

La chenille processionnaire du pin est un organisme nuisible connu pour les risques sanitaires (urtications) qu’il fait courir tant aux humains qu’aux animaux domestiques. De plus, la défoliation des pins engendre un affaiblissement des arbres contaminés.

La FDGDON (Fédération Départementale des Groupements de Défense contre les Organismes Nuisibles) publie régulièrement des recommandations pour aider à lutter contre la prolifération des chenilles processionnaires. Chenilles Processionnaires du Pin – FDGDON Morbihan

Le cycle de vie des chenilles processionnaires

Les chenilles construisent un abri en soie en automne, sur la branche d’un pin. Elles passent l’hiver dans cet abri, et ne sortent que la nuit pour entretenir leur nid et se nourrir.

Au printemps, la colonie conduite par une femelle quitte l’abri et se dirige vers le sol. C’est la procession de nymphose : toutes les chenilles se tiennent les unes aux autres et se déplacent en longue file. Une file peut compter quelques centaines de chenilles et se déplacer jusqu’à 40 mètres. Au bout de plusieurs jours, elles s’arrêtent dans un endroit bien ensoleillé et s’enfouissent dans le sol, 5 à 20 centimètres sous terre.

Deux semaines plus tard, toujours dans le sol, les processionnaires tissent des cocons individuels et se transforment en chrysalides. Elles restent dans cet état pendant plusieurs mois (ou parfois plusieurs années selon les régions).

Au bout de quelques mois, chaque chrysalide se métamorphose en papillon, toujours sous la terre. Et puis, un soir d’été, les papillons sortent de terre.

Techniques de lutte

La FDGDON Morbihan organise à l’automne 2025 une lutte biologique contre cette chenille, par pulvérisation à partir du sol d’une solution de bacille de Thuringe avec un micro-tracteur et un canon nébulisateur (cette solution est sans danger pour l’homme, les animaux et l’environnement). Les particuliers souhaitant bénéficier de ce traitement coordonné sont invités à remplir le bulletin d’inscription individuel et à le retourner avant le 30 août 2025 en mairie ou par courriel : mairie@arradon.fr.

Le traitement est ensuite effectué par un prestataire de la FDGDON à l’automne.

Plusieurs recommandations sont faites par la FDGDON pour lutter contre les chenilles, tout en préservant votre santé et l’environnement :

  • La diversité des essences arboricoles (mix avec des feuillus) afin de freiner la propagation de l’insecte,
  • Les nichoirs à mésanges (prédatrices naturelles) installés en complément pour une lutte durable,
  • Dans les parcelles forestières, sous réserve de pouvoir choisir une autre essence, éviter les plantations de pins noirs dans les secteurs favorables à la chenille,
  • Le piégeage à l’aide de phéromones de fin juin jusqu’à mi-septembre pour réguler la population de chenilles,
  • Le traitement biologique d’automne de la deuxième quinzaine de septembre et jusqu’à début décembre,
  • L’échenillage pour retirer les cocons des arbres,
  • Les écopièges, placés à hauteur de 2.5 m sur les pins contaminés, pour éviter la descente des chenilles au sol,

Retrouvez les conseils de la FDGDON

Les actions à mettre en œuvre sont liées au cycle de l’insecte qui peut varier selon les régions et les conditions climatiques. Il n’existe aucun moyen de se débarrasser définitivement des chenilles. En effet, même si l’on détruit toutes les chenilles vivantes sur son terrain, vos arbres seront ré infestés l’année suivante par des papillons pouvant provenir de plusieurs kilomètres. Le papillon mâle peut voler jusqu’a 25 km et le papillon femelle jusqu’à 3 km et de plus les chenilles peuvent rester enfouies dans le sol de quelques jours à 5 années. Ces traitements annuels doivent donc être maintenus tant que des nids, et donc des papillons, existent dans votre région.

  • Les frelons asiatiques

Le frelon européen n’est pas classé espèce invasive comme le frelon asiatique. Par conséquent, il ne doit pas faire l’objet des mêmes modalités de piégeage.

Le frelon asiatique à pattes jaunes est classé espèce exotique envahissante préoccupante par l’Union européenne, ainsi que le ministère de la transition écologique. Des programmes de lutte s’organisent localement afin de limiter les colonisations de l’espèce et de limiter la pression sur d’autres espèces, notamment l’abeille. La lutte s’oriente sur trois axes :

  • le piégeage de printemps (limitation des nids primaires durant deux mois),
  • la destruction de nids (d’avril à novembre),
  • la réduction du stress pour les colonies d’abeilles (équipements de protection et piégeage d’automne par les apiculteurs).

Recommandations : Piéger n’est pas automatique !

Afin de limiter les effets indésirables des piégeages de frelons asiatiques sur les autres espèces d’insectes, plusieurs recommandations sont formulées par le Muséum d’histoire naturelle et d’autres experts, sur la base d’études récentes étudiant l’impact des campagnes précédentes.

Le piégeage de printemps s’effectue d’avril à mai (2 mois) et répond à plusieurs impératifs :

  • Choisir des pièges à sélection physique pour exclure l’entrée des insectes plus gros que le frelon asiatique ; proscrire l’usage des pièges non sélectifs (type bouteille),
  • Dissocier la solution liquide et créer des sorties pour les insectes plus petits,
  • Utiliser un attractif sucré, un aliment nécessaire aux fondatrices au printemps,
  • Piéger à proximité des ruches pour limiter leurs mortalités au printemps lié aux frelons asiatiques,
  • Repérer les nids primaires (au printemps) et secondaires (été-octobre) et les détruire à la tombée de la nuit, afin d’assurer la présence de la reine dans le nid.

Attention : Une lutte irraisonnée contre une espèce envahissante peut conduire à favoriser son installation. Les espèces envahissantes ont en général une très forte capacité d’adaptation et de dispersion. C’est le cas du Frelon asiatique à pattes jaunes. Les méthodes de lutte qui ont un impact sur le reste de l’environnement (comme l’utilisation d’appâts empoisonnés) risquent donc de desservir nos espèces locales en faveur de ce dernier.

Pour plus d’information sur les méthodes d’identification, de piégeage ou de destructions de nids de frelons asiatiques, il est recommandé de se référer au site du muséum d’histoire naturelle : Frelon Asiatique » Lutte (mnhn.fr)

Vous pouvez également vous référer à la fiche technique rédigée par la FDGDON

La municipalité d’Arradon poursuit son soutien à la lutte contre les frelons asiatiques en accordant une aide financière à hauteur de 50 % de la dépense éligible. Cette aide est valable sur la durée de nidification courant du 1er avril au 30 novembre (délibération du conseil municipal).

Si vous avez un nid de frelons asiatiques chez vous et que vous souhaitez solliciter cette aide pour sa destruction, veuillez suivre la procédure suivante :

  • Programmer l’intervention d’une entreprise agréée identifiée dans la liste
  • Sur site, faire remplir l’attestation par l’entreprise et solliciter auprès d’elle les éléments nécessaires à la complétude du dossier de demande de remboursement.
  •  Adresser votre dossier complet à la mairie : demande de remboursement, avec l’ensemble des éléments renseigné – attestation complétée et signée par l’entreprise – facture du désinsectiseur – votre RIB

Le service comptabilité prend en compte votre demande et vire la somme prévue sur votre compte bancaire. Les dossiers sont à transmettre au plus tard le 31 janvier 2027 pour leur prise en compte.

La destruction des nids

Nid Primaire

Le nid primaire souvent proche des habitations et à l’abri (cabanon, auvent, …) doit être détruit tôt le matin ou le soir afin d’éliminer la reine. Toute destruction dans la journée en l’absence de la reine est inutile, celle-ci reconstruira très rapidement un nouveau nid primaire qui donnera par la suite un nid secondaire beaucoup plus important et plus couteux à détruire (cette mesure ne s’applique pas systématiquement pour les professionnels qui utilisent des produits spécifiques ayant une rémanence).

On peut écraser le nid et la reine avec un objet plat ou à l’aide d’un bocal, d’un sachet, l’enfermer rapidement et le décrocher en prenant soin de fermer le tout et de le détruire. On peut également utiliser un insecticide.

L’observation au printemps de ses bâtiments (porche, cabane, etc…) peut permettre de trouver davantage de nids primaires et donc d’éviter la multiplication des nids secondaires contenant de futures reines.

Nid Secondaire

Le nid secondaire, réalisé à la cime des arbres, dans les haies, à l’intérieur des bâtiments, doit être éliminé par des professionnels pour des raisons de sécurité. La période de destruction des nids s’étale de Mai à fin Novembre. Après cette date, les individus éventuellement présents dans les nids étant voués à mourir, la destruction n’est pas justifiée.

Une liste de désinsectiseurs professionnels référencés par la FDGDON 56, respectant une charte de bonnes pratiques de destruction est accessible ci-dessous :

NB : Le tir au fusil de chasse dans les nids est déconseillé (Note DGAL – Mai 2013) car, ce procédé est dangereux (dispersion et agressivité des frelons) et son efficacité n’a jamais réellement été démontrée (peut engendrer une délocalisation du nid). La responsabilité de l’organisateur du tir peut être engagée en cas d’accident.

 

  • Les taupes

Les taupes sont des mammifères insectivores qui ont la particularité de creuser des galeries souterraines et de faire des taupinières.

Elles génèrent des dégâts aux activités agricoles (dégradation du matériel de fauche, altération de la qualité du lait,…) et aux espaces verts (dégâts sur le matériel de tonte, impact esthétique,…).

Dans le cadre de la lutte contre les taupes, la FDGDON Morbihan (Fédération Départementale des Groupements de Défense contre les Organismes Nuisibles) propose des sessions collectives de formation aux techniques de piégeage, dont vous trouverez le détail ci-dessous.

  • Le ragondin

Il ne faut pas confondre le ragondin avec le rat musqué.

Le Rat musqué – Ondatra Zibeticus, est un campagnol de grande taille originaire d’Amérique du Nord. Sa silhouette est trapue. La tête se finit par un museau arrondi dont l’extrémité est blanche. Les oreilles sont petites et rondes. Sa queue, longue et couverte d’écaille, est aplatie latéralement. Son pelage est châtain sur le dos et les flancs, brun grisâtre sur le ventre. La queue est noire et quasiment dépourvue de poils.

Lorsqu’on l’observe de loin, on peut le confondre avec le RagondinMyocastor coypus, qui est beaucoup plus grand, a un museau carré, de grandes moustaches blanches, une queue non comprimée latéralement et des incisives orange.  Le Ragondin, est un animal originaire d’Amérique du Sud introduit en France au XIXème siècle en vue de son exploitation pour sa fourrure. C’est une espèce invasive qui prolifère vite : un couple peut engendrer 90 ragondins en deux ans. Son régime alimentaire est très divers, il est qualifié d’opportuniste car il se nourrit d’une grande variété de cultures et à plusieurs stades de croissance : betterave à sucre, navets, pommes de terre, choux, céréales, etc.  Il mange près de 2kg par jour.

Dans les pays d’introduction, l’habitat de ce rongeur est très diversifié puisqu’il occupe les zones de marais, les rivières, les fossés de drainage, les étangs et les « trous d’eau », les retenues collinaires et d’eau potable ou encore les lagunes des stations d’épuration. Les digues, avec leur communauté de plantes aquatiques et semi-aquatiques, sont une importante composante de cet habitat, ainsi que les marais et étendues de roseaux. Le terrier généralement localisé le long des cours d’eau, est un système complexe de chambres et de couloirs pouvant s’étendre sur plusieurs mètres. Le terrier est souvent une ancienne habitation de Rat musqué dont les tunnels sont élargis pour atteindre un diamètre de 20 à 23 cm.

Les ragondins causent de nombreuses dépréciations à l’agriculture, aux réseaux hydrauliques, à l’environnement et sont vecteurs de zoonoses comme la leptospirose.

MOYENS DE LUTTE :

Un Arrêté Ministériel classe le ragondin et le rat musqué comme animaux nuisibles et la lutte est obligatoire au titre de la protection des végétaux. L’arrêté préfectoral du Morbihan prescrit la lutte obligatoire contre ces deux espèces dans le Morbihan (26 Mars 2013). Arrete-lutte-Ragondin.pdf.

 

Les ragondins et rats musqués peuvent toute l’année être :

  • Piégés en tout lieu (avec piège-cage, agrément non nécessaire : Art R 427-16 Code Environnement et sous réserve de déclaration préalable en mairie et visite des pièges tous les matins). Attention voir la réglementation sur les types de pièges et les distances au cours d’eau.
  • Détruits à tir (à condition d’être porteur d’un permis de chasser, visé et validé pour l’année en cours).
  • Déterrés, avec ou sans chien.

Arrete-lutte-Ragondin.pdf arrêté préfectoral Morbihan

 

 

  • Le moustique tigre (non présent à Arradon)

Caractéristiques du moustique tigre :

Taille : environ 5 millimètres

Apparence : rayures noires et blanches sur l’abdomen et les pattes

Particularité : pique le jour / est très agressif / vit à proximité de son lieu de naissance / fait peu de bruit

 

Le moustique tigre (aedes albopictus) est désormais présent dans le Morbihan. Bien que nous soyons moins impactés que dans le sud, il est possible de freiner son implantation. Ce moustique, qui a su s’adapter à notre climat, est une préoccupation de santé publique en raison de sa capacité à transmettre des maladies infectieuses graves comme la dengue, le zika ou le chikungunya. Aussi, pour combattre cette menace, faut-il lutter contre tous les gîtes larvaires (eaux stagnantes).

Une vigilance particulière est recommandée à tous les voyageurs se rendant dans certaines régions tropicales, dans le contexte actuel de circulation active de maladies comme la dengue et le chikungunya.

Prévenir la prolifération du moustique tigre

Seules les moustiques femelles piquent, pour leur permettre de se reproduire. Après la piqûre, elles recherchent des points d’eau stagnante dans leur environnement pour pondre leurs œufs. Coupelles, soucoupes, jardinières, vases ou encore gouttières sont autant de récipients qui, une fois plein d’eau, sont de formidables lieux de pontes. C’est pourquoi la participation de chacun est nécessaire pour priver le moustique de son habitat, et ainsi lutter contre sa prolifération. Voici donc les bons gestes à adopter :

  • éliminer les endroits où l’eau peut stagner (déchets verts, pneus usagés, encombrants, etc.),
  • vider les récipients contenant de l’eau (arrosoirs, soucoupes, etc.),
  • changer l’eau des plantes et fleurs chaque semaine,
  • vérifier le bon écoulement des gouttières,
  • couvrir les réservoirs d’eau (bidons, citernes, bassins, etc.) et les piscines hors d’usage.

La lutte préventive

Les moustiques présents sur notre territoire ne sont pas porteurs de ces virus mais peuvent les transmettre s’ils piquent une personne malade. Le moustique tigre pond et se développe dans l’eau stagnante (petits objets et récipients en eau à proximité des habitations). Il a un rayon d’action très court (moins de 100 m). Le seul moyen d’agir sur sa densité est donc l’élimination définitive, ou à défaut la surveillance régulière (hebdomadaire), de tous les gîtes larvaires autour de la maison (privé et public).

Ces actions simples de repérage et de surveillance permettent de lutter efficacement et durablement contre le moustique tigre et ainsi à la fois de diminuer les nuisances et les risques de propagation de ces maladies.

La lutte contre les moustiques adultes au moyen de pulvérisations spatiales d’un insecticide (à la demande des autorités sanitaires) est réservée autour des cas atteints des virus ou lors des épidémies. L’usage des insecticides doit en effet être raisonné pour prévenir tout risque d’apparition de résistance chez les populations de moustiques, ce risque augmentant en cas d’usage trop généralisé et systématique. Par ailleurs, l’effet de ces insecticides sur les moustiques est temporaire puisqu’ils n’agissent pas sur les gîtes qui continuent de produire des moustiques.

 

Communication cimetière : EID-MED Check List Cimetiere

Information et mesure moustique : Flyer moustique_final

Plus d’information sur : Moustique-tigre – Comment se protéger des piqûres et éviter leur prolifération ?

 

Informations sur la pêche en mer ou rivière

Pêche à pied

La pêche à pied est règlementée sur le littoral morbihannais, retrouvez toutes les informations ici.

Les interdictions temporaires de pêche pour raisons sanitaires sont à consulter sur le site de l’ARS .

Les apiculteurs doivent tout les ans déclarer leurs ruches

La déclaration de ruches représente un enjeu pour la politique sanitaire en faveur de l’apiculture.
Par ailleurs elle revêt une importance capitale pour la filière apicole française, puisque le nombre total de colonies d’abeilles déclarées en France durant la période 1er septembre – 31 décembre est désormais transmis à la Commission européenne à l’issue de la campagne de déclaration. L’enveloppe européenne dédiée à l’apiculture dans le cadre du programme apicole européen est ainsi partagée entre chacun des États membres au prorata du nombre de colonies déclaré par chacun des pays (env.3,5 millions d’euros/an pour la France).

Déclarez vos ruchez sur www.mesdemarches.agriculture.gouv.fr

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