A venir

Historiquement, la Bretagne et plus spécifiquement le Golfe du Morbihan était une terre de vergers, présentant une diversité génétique, patrimoniale et paysagère.
Longtemps élément emblématique de nos localités et de nos paysages, les vergers ont été peu à peu abandonnés au profit d’autres activités et d’autres usages fonciers.
Les vergers conservatoires ont aujourd’hui une double vocation :
- Préserver des essences anciennes se raréfiant sur le territoire, favoriser la diversité génétique de nos fruitiers locaux et de fait la biodiversité,
- Favoriser la transmission d’anciens savoir-faire et plus largement de partager et (re)découvrir la richesse de la biodiversité des vergers, des arbres fruitiers et du terroir local au gré des saisons.
Dans le cadre du projet 1000 arbres, la commune souhaite créer un verger conservatoire à Kerbilouët. Une cinquante de pommiers et poiriers seront plantés sur cet espace de prairie, en suivant un plan de gestion adapté à ces milieux complémentaires.
Une partie du verger sera dédiée à la greffe d’essences définies comme prioritaires pour la conservation régionale, avec le Pôle Fruitier de Bretagne.
Une autre partie permettra de mettre en valeur des essences anciennes locales identifiées sur la commune afin de valoriser la biodiversité patrimoniale communale.
Afin de prospecter ces essences communales, la commune lance un appel à l’identification d’espèces auprès des habitants. Les personnes ayant connaissance ou possession d’anciens pommiers ou poiriers sont ainsi invitées à prendre contact avec la commune pour identifier les variétés et évaluer l’intérêt de leur conservation. Une fois cette identification réalisée, et l’intérêt conservatoire avéré, des greffes pourront être réalisées sur les arbres du verger conservatoire.
Vous souhaitez identifier des fruitiers anciens ?
Envoyez vos contacts (adresse, mail et téléphone) ainsi qu’une photo de l’arbre (type d’essence si connue), à l’adresse mail transition-eco@arradon.fr.
- Les chenilles processionnaires

La chenille processionnaire du pin est un organisme nuisible connu pour les risques sanitaires (urtications) qu’il fait courir tant aux humains qu’aux animaux domestiques. De plus, la défoliation des pins engendre un affaiblissement des arbres contaminés.
La FDGDON (Fédération Départementale des Groupements de Défense contre les Organismes Nuisibles) publie régulièrement des recommandations pour aider à lutter contre la prolifération des chenilles processionnaires. Chenilles Processionnaires du Pin – FDGDON Morbihan
Le cycle de vie des chenilles processionnaires
Les chenilles construisent un abri en soie en automne, sur la branche d’un pin. Elles passent l’hiver dans cet abri, et ne sortent que la nuit pour entretenir leur nid et se nourrir.
Au printemps, la colonie conduite par une femelle quitte l’abri et se dirige vers le sol. C’est la procession de nymphose : toutes les chenilles se tiennent les unes aux autres et se déplacent en longue file. Une file peut compter quelques centaines de chenilles et se déplacer jusqu’à 40 mètres. Au bout de plusieurs jours, elles s’arrêtent dans un endroit bien ensoleillé et s’enfouissent dans le sol, 5 à 20 centimètres sous terre.
Deux semaines plus tard, toujours dans le sol, les processionnaires tissent des cocons individuels et se transforment en chrysalides. Elles restent dans cet état pendant plusieurs mois (ou parfois plusieurs années selon les régions).
Au bout de quelques mois, chaque chrysalide se métamorphose en papillon, toujours sous la terre. Et puis, un soir d’été, les papillons sortent de terre.

Techniques de lutte
La FDGDON Morbihan organise à l’automne 2025 une lutte biologique contre cette chenille, par pulvérisation à partir du sol d’une solution de bacille de Thuringe avec un micro-tracteur et un canon nébulisateur (cette solution est sans danger pour l’homme, les animaux et l’environnement). Les particuliers souhaitant bénéficier de ce traitement coordonné sont invités à remplir le bulletin d’inscription individuel et à le retourner avant le 30 août 2025 en mairie ou par courriel : mairie@arradon.fr.
Le traitement est ensuite effectué par un prestataire de la FDGDON à l’automne.
Plusieurs recommandations sont faites par la FDGDON pour lutter contre les chenilles, tout en préservant votre santé et l’environnement :
- La diversité des essences arboricoles (mix avec des feuillus) afin de freiner la propagation de l’insecte,
- Les nichoirs à mésanges (prédatrices naturelles) installés en complément pour une lutte durable,
- Dans les parcelles forestières, sous réserve de pouvoir choisir une autre essence, éviter les plantations de pins noirs dans les secteurs favorables à la chenille,
- Le piégeage à l’aide de phéromones de fin juin jusqu’à mi-septembre pour réguler la population de chenilles,
- Le traitement biologique d’automne de la deuxième quinzaine de septembre et jusqu’à début décembre,
- L’échenillage pour retirer les cocons des arbres,
- Les écopièges, placés à hauteur de 2.5 m sur les pins contaminés, pour éviter la descente des chenilles au sol,
Retrouvez les conseils de la FDGDON
Les actions à mettre en œuvre sont liées au cycle de l’insecte qui peut varier selon les régions et les conditions climatiques. Il n’existe aucun moyen de se débarrasser définitivement des chenilles. En effet, même si l’on détruit toutes les chenilles vivantes sur son terrain, vos arbres seront ré infestés l’année suivante par des papillons pouvant provenir de plusieurs kilomètres. Le papillon mâle peut voler jusqu’a 25 km et le papillon femelle jusqu’à 3 km et de plus les chenilles peuvent rester enfouies dans le sol de quelques jours à 5 années. Ces traitements annuels doivent donc être maintenus tant que des nids, et donc des papillons, existent dans votre région.
- Les frelons asiatiques

Le frelon européen n’est pas classé espèce invasive comme le frelon asiatique. Par conséquent, il ne doit pas faire l’objet des mêmes modalités de piégeage.
Le frelon asiatique à pattes jaunes est classé espèce exotique envahissante préoccupante par l’Union européenne, ainsi que le ministère de la transition écologique. Des programmes de lutte s’organisent localement afin de limiter les colonisations de l’espèce et de limiter la pression sur d’autres espèces, notamment l’abeille. La lutte s’oriente sur trois axes :
- le piégeage de printemps (limitation des nids primaires durant deux mois),
- la destruction de nids (d’avril à novembre),
- la réduction du stress pour les colonies d’abeilles (équipements de protection et piégeage d’automne par les apiculteurs).
Recommandations : Piéger n’est pas automatique !
Afin de limiter les effets indésirables des piégeages de frelons asiatiques sur les autres espèces d’insectes, plusieurs recommandations sont formulées par le Muséum d’histoire naturelle et d’autres experts, sur la base d’études récentes étudiant l’impact des campagnes précédentes.
Le piégeage de printemps s’effectue d’avril à mai (2 mois) et répond à plusieurs impératifs :
- Choisir des pièges à sélection physique pour exclure l’entrée des insectes plus gros que le frelon asiatique ; proscrire l’usage des pièges non sélectifs (type bouteille),
- Dissocier la solution liquide et créer des sorties pour les insectes plus petits,
- Utiliser un attractif sucré, un aliment nécessaire aux fondatrices au printemps,
- Piéger à proximité des ruches pour limiter leurs mortalités au printemps lié aux frelons asiatiques,
- Repérer les nids primaires (au printemps) et secondaires (été-octobre) et les détruire à la tombée de la nuit, afin d’assurer la présence de la reine dans le nid.
Attention : Une lutte irraisonnée contre une espèce envahissante peut conduire à favoriser son installation. Les espèces envahissantes ont en général une très forte capacité d’adaptation et de dispersion. C’est le cas du Frelon asiatique à pattes jaunes. Les méthodes de lutte qui ont un impact sur le reste de l’environnement (comme l’utilisation d’appâts empoisonnés) risquent donc de desservir nos espèces locales en faveur de ce dernier.
Pour plus d’information sur les méthodes d’identification, de piégeage ou de destructions de nids de frelons asiatiques, il est recommandé de se référer au site du muséum d’histoire naturelle : Frelon Asiatique » Lutte (mnhn.fr)
Vous pouvez également vous référer à la fiche technique rédigée par la FDGDON
- Fiche technique destruction de nids de frelons asiatiques
- Fiche technique protocole de piégeage au printemps
La municipalité d’Arradon poursuit son soutien à la lutte contre les frelons asiatiques en accordant une aide financière à hauteur de 50 % de la dépense éligible. Cette aide est valable sur la durée de nidification courant du 1er avril au 30 novembre (délibération du conseil municipal).
Si vous avez un nid de frelons asiatiques chez vous et que vous souhaitez solliciter cette aide pour sa destruction, veuillez suivre la procédure suivante :
- Prendre contact avec la mairie pour obtenir les documents et informations nécessaires pour le dossier de demande de remboursement et la liste des désinsectiseurs agréés par la FDGDON.
- Programmer l’intervention d’une entreprise agréée identifiée dans la liste
- Sur site, faire remplir l’attestation par l’entreprise et solliciter auprès d’elle les éléments nécessaires à la complétude du dossier de demande de remboursement.
- Adresser votre dossier complet à la mairie : demande de remboursement, avec l’ensemble des éléments renseigné – attestation complétée et signée par l’entreprise – facture du désinsectiseur – votre RIB
Le service comptabilité prend en compte votre demande et vire la somme prévue sur votre compte bancaire. Les dossiers sont à transmettre au plus tard le 31 janvier 2027 pour leur prise en compte.
La destruction des nids
Nid Primaire
Le nid primaire souvent proche des habitations et à l’abri (cabanon, auvent, …) doit être détruit tôt le matin ou le soir afin d’éliminer la reine. Toute destruction dans la journée en l’absence de la reine est inutile, celle-ci reconstruira très rapidement un nouveau nid primaire qui donnera par la suite un nid secondaire beaucoup plus important et plus couteux à détruire (cette mesure ne s’applique pas systématiquement pour les professionnels qui utilisent des produits spécifiques ayant une rémanence).
On peut écraser le nid et la reine avec un objet plat ou à l’aide d’un bocal, d’un sachet, l’enfermer rapidement et le décrocher en prenant soin de fermer le tout et de le détruire. On peut également utiliser un insecticide.
L’observation au printemps de ses bâtiments (porche, cabane, etc…) peut permettre de trouver davantage de nids primaires et donc d’éviter la multiplication des nids secondaires contenant de futures reines.
Nid Secondaire
Le nid secondaire, réalisé à la cime des arbres, dans les haies, à l’intérieur des bâtiments, doit être éliminé par des professionnels pour des raisons de sécurité. La période de destruction des nids s’étale de Mai à fin Novembre. Après cette date, les individus éventuellement présents dans les nids étant voués à mourir, la destruction n’est pas justifiée.
Une liste de désinsectiseurs professionnels référencés par la FDGDON 56, respectant une charte de bonnes pratiques de destruction est accessible ci-dessous :
NB : Le tir au fusil de chasse dans les nids est déconseillé (Note DGAL – Mai 2013) car, ce procédé est dangereux (dispersion et agressivité des frelons) et son efficacité n’a jamais réellement été démontrée (peut engendrer une délocalisation du nid). La responsabilité de l’organisateur du tir peut être engagée en cas d’accident.
- Les taupes

Les taupes sont des mammifères insectivores qui ont la particularité de creuser des galeries souterraines et de faire des taupinières.
Elles génèrent des dégâts aux activités agricoles (dégradation du matériel de fauche, altération de la qualité du lait,…) et aux espaces verts (dégâts sur le matériel de tonte, impact esthétique,…).
Dans le cadre de la lutte contre les taupes, la FDGDON Morbihan (Fédération Départementale des Groupements de Défense contre les Organismes Nuisibles) propose des sessions collectives de formation aux techniques de piégeage, dont vous trouverez le détail ci-dessous.

Informations sur la pêche en mer ou rivière
Pêche à pied
La pêche à pied est règlementée sur le littoral morbihannais, retrouvez toutes les informations ici.
Les interdictions temporaires de pêche pour raisons sanitaires sont à consulter sur le site de l’ARS .

Les apiculteurs doivent tout les ans déclarer leurs ruches
La déclaration de ruches représente un enjeu pour la politique sanitaire en faveur de l’apiculture.
Par ailleurs elle revêt une importance capitale pour la filière apicole française, puisque le nombre total de colonies d’abeilles déclarées en France durant la période 1er septembre – 31 décembre est désormais transmis à la Commission européenne à l’issue de la campagne de déclaration. L’enveloppe européenne dédiée à l’apiculture dans le cadre du programme apicole européen est ainsi partagée entre chacun des États membres au prorata du nombre de colonies déclaré par chacun des pays (env.3,5 millions d’euros/an pour la France).
Déclarez vos ruchez sur www.mesdemarches.agriculture.gouv.fr