Commémoration

En souvenir d’Albert Le Cam et Louis Mahé fusillés par les nazis à Penboc’h le 31 juillet 1944.

Rendez-vous sur la plage devant le centre spirituel.

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LE CAM Albert, Joseph, Marie

Né le 19 mars 1910 à Vannes (Morbihan), exécuté sommairement le 31 juillet 1944 à Arradon (Morbihan) ; FFI.

Albert Le Cam était le fils de Jean-Pierre Le Cam et de Louise Lavarec. Il avait épousé Eugénie Cléro et le couple résidait à Vannes (Morbihan).

Membre des Forces françaises de l’intérieur (FFI), Albert Le Cam se rendit en compagnie de deux camarades FFI Robert Matel et Alexis Mahé dans un café de Vannes tenu par une jeune femme devenue agent de renseignements au service des Allemands. Robert Matel était venu précédemment seul pour l’exécuter, mais avait succombé à ses supplications. Celle-ci l’avait dénoncé et lorsqu’il est revenu avec ses camarades Alexis Mahé et Albert Le Cam, ils furent cernés par des feldgendarmes. Robert Matel parvint à s’échapper, mais Alexis Mahé et Albert Le Cam furent rattrapés, arrêtés et conduits à la prison de Vannes, place Nazareth. Le lendemain, Robert Matel qui se trouvait en compagnie de deux jeunes gens de Séné (Morbihan), Mathurin Le Lan et son beau-frère, Marcel Dagouassat, fut reconnu dans une rue de Vannes par la dénonciatrice qui circulait à bord d’une voiture allemande. Les trois jeunes gens furent arrêtés. Robert Matel blessé, fut torturé et condamné à mort, mais fut sauvé par la libération de Vannes. Vers 23 heures, une camionnette allemande emmena sur la plage de Penboc’h à Arradon (Morbihan), enchaînés deux par deux, Alexis Mahé et Albert Le Cam, Mathurin Le Lan et Marcel Dagouassat. Les deux premiers furent abattus à coups de révolvers, tandis que les seconds se jetèrent à l’eau, nageant d’un seul bras et passant au travers des tirs des soldats allemands à la faveur de la nuit. Les deux hommes parvinrent à gagner l’île Drenec, puis l’île d’Arz où des habitants les libérèrent de leurs chaînes. Un temps réfugiés sur l’île Tascon, ils regagnèrent Séné. Mathurin Le Lan participa à la libération de Vannes puis aux combats du front de la Vilaine jusqu’en janvier 1945.

Albert Le Cam a obtenu la mention « Mort pour la France ». Le titre d’Interné-résistant lui a été attribué à titre posthume.

À Vannes, où il est inhumé dans le carré militaire du cimetière de Calmont, son nom est inscrit sur la stèle dédié aux  » Résistants – Déportés politiques – Fusillés « , érigée sur le plateau de la Garenne.
À Arradon, une plaque a été apposée sur le lieu de leur exécution à la mémoire d’Albert Le Cam et de son camarade Alexis Mahé identifié sous le prénom « Louis ».

MAHÉ Alexis, Vincent, Marie

Né le 12 décembre 1924 à Vannes (Morbihan), exécuté sommairement le 31 juillet 1944 à Arradon (Morbihan) ; FFI.

Alexis Mahé était le fils de Joseph Mahé et de Louise Marie Vincente Mouriec. Célibataire, il était domicilié à Vannes (Morbihan)

Membre des Forces françaises de l’intérieur (FFI), Alexis Mahé se rendit en compagnie de deux camarades FFI Robert Matel et Albert Le Cam dans un café de Vannes tenu par une jeune femme devenue agent de renseignements au service des Allemands. Robert Matel était venu précédemment seul pour l’exécuter, mais avait succombé à ses supplications. Celle-ci l’avait dénoncé et lorsqu’il est revenu avec ses camarades Alexis Mahé et Albert Le Cam, ils furent cernés par des feldgendarmes. Robert Matel parvint à s’échapper, mais Alexis Mahé et Albert Le Cam furent rattrapés, arrêtés et conduits à la prison de Vannes, place Nazareth. Le lendemain, Robert Matel qui se trouvait en compagnie de deux jeunes gens de Séné (Morbihan), Mathurin Le Lan et son beau-frère, Marcel Dagouassat, fut reconnu dans une rue de Vannes par la dénonciatrice qui circulait à bord d’une voiture allemande. Les trois jeunes gens furent arrêtés. Robert Matel blessé, fut torturé et condamné à mort, mais fut sauvé par la libération de Vannes. Vers 23 heures, une camionnette allemande emmena sur la plage de Penboc’h à Arradon (Morbihan), enchaînés deux par deux, Alexis Mahé et Albert Le Cam, Mathurin Le Lan et Marcel Dagouassat. Les deux premiers furent abattus à coups de révolvers, tandis que les seconds se jetèrent à l’eau, nageant d’un seul bras et passant au travers des tirs des soldats allemands à la faveur de la nuit. Les deux hommes parvinrent à gagner l’île Drenec, puis l’île d’Arz où des habitants les libérèrent de leurs chaînes. Un temps réfugiés sur l’île Tascon, ils regagnèrent Séné. Mathurin Le Lan participa à la libération de Vannes puis aux combats du front de la Vilaine jusqu’en janvier 1945.

Alexis Mahé a obtenu la mention « Mort pour la France ». Le titre d’Interné-résistant lui a été attribué à titre posthume ainsi que la et la Médaille de la Résistance par décret du 3 juin 1960, publié au JO du 10 juin 1960.

Dans le Morbihan, en bordure de la plage de Penboc’h en Arradon, une plaque a été apposée sur le lieu de leur exécution à la mémoire d’Alexis Mahé identifié sous le prénom de « Louis » et de son camarade Albert Le Cam.
Il figure aussi sur la stèle dédié aux « Résistants – Déportés politiques – Fusillés », érigée sur le plateau de la Garenne à Vannes.

Localisation :
22 Chemin de Penboch 56610 Arradon

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