Arradon - Golfe du Morbihan (Aller à l'accueil)

Madame Butterfly - le 16 juin 2022

Lieu : La Lucarne - 20h

Opéra sur écrans - gratuit

Opéra de Giacomo Puccini capté en direct de l'opéra de rennes et projeté sur écran géant à la Lucarne.

La grâce souriante, la nature et les couleurs du Japon ont offert au compositeur Giacomo Puccini une merveilleuse inspiration pour la partition de son opéra Madama Butterfly, d’un extrême raffinement et d’un charme puissant.

Cette partition teintée d’exotisme n’en est pas moins traversée par le souffle du drame, celui d’une toute jeune fille de Nagasaki qu’on marie à un marin Américain de passage pour qui cette union n’est que fantaisie. L’héroïne, Cio-Cio-San alias Butterfly, l’a pris très au sérieux, ce mariage, au point de renier la religion de ses ancêtres.

L’officier Pinkerton reparti, elle va attendre son retour, pleine d’amour et de confiance, en élevant le fils qu’elle a eu de lui. Quand il revient enfin, c’est accompagné de son épouse légitime et décidé à emporter son enfant en Amérique.

Il ne reste plus d’autre choix à Butterfly que la mort, et elle se suicide comme l’avait fait son père quelques années plus tôt.

Comme souvent, Puccini excelle à faire vivre devant nous la violence faite aux femmes, thème éminemment romantique mais qu’il traite sans aucun des excès de ses devanciers. Cio-Cio-San est une personnalité de femme comme il les aime, douce, fragile, ce qui rend encore plus violente la cruauté masculine et sociale qui s’acharne sur elle. Cette douceur, dont Butterfly ne se départira pas, pourrait presque démentir le sous-titre de « tragedia giapponese » choisi par le compositeur. Mais elle est au contraire le trait qui donne au personnage sa profondeur dramatique et entraîne le spectateur à s’identifier à elle.

La mise en scène de Fabio Ceresa souligne avec une grande éloquence la solitude de l’héroïne : au premier acte, lorsqu’elle est reniée par sa famille, outragée par le mariage, contraire aux traditions, qu’elle est en train de contracter ;
au deuxième acte, lorsqu’elle repousse les avances du prince Yamadori et les conseils du consul Sharpless ;
au troisième lorsqu’elle se sépare de son enfant.

Le décor souligne lui aussi cette solitude, même s’il fait écho par sa stylisation à celle de la musique, dont on admire à chaque instant les sonorités et les inflexions orientalisantes.

A la fois objet d’art et pure tragédie, l’ouvrage de Puccini fut très mal accueilli à la Scala de Milan lors de sa création en mai 1904. Mais, après une révision qui permit au compositeur d’aller plus loin encore musicalement, Madama Butterfly s’imposa triomphalement et n’a plus jamais, depuis lors, quitté le répertoire. A côté de Tosca, La Bohème et Turandot, c’est aujourd’hui l’un des ouvrages les plus joués de Giacomo Puccini.

Dossier ButterflyA3 (pdf - 5,71 Mo)

Pratique : La Lucarne, rue de l’île Boëdic - 20h - gratuit

Réservations auprès de Jordan Leroy  ou 06 19 42 94 39

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