La bonne Armelle
Armelle Nicolas, dite " La Bonne Armelle " tient une place honorable parmi cette galerie de vies édifiantes. Pendant 35 ans, elle a fortement marqué la vie de la population arradonnaise, au point d'être encore aujourd'hui associée au manoir dont elle fut la servante, celui de Roguédas. Elle naquit à Campénéac, le 19 septembre 1606, dans une modeste maison. A l'âge de 30 ans, elle entra au service de Gabriel du Bois de la Salle, écuyer, seigneur de Roguédas, en Arradon. Elle y restera 35 ans. Le manoir du XVIIe siècle a disparu, cédant la place à la demeure actuelle, mais il subsiste l'escalier de granit, qui permettait de descendre des terrasses à la chapelle du château, située à l'époque au bord de la mer. La Bonne Armelle soulageait les mendiants de la ville qui venaient jusqu'à Roguédas pour recevoir ses soins. De nombreux ecclésiastiques s'arrêtaient volontiers à Arradon pour parler avec cette modeste servante. Au début du XXe siècle, les Arradonnais cultivaient encore son souvenir. Ils racontaient la guérison miraculeuse qui, en 1669, lui permit de retrouver l'usage de la marche. Trois ans auparavant, une ruade de cheval lui avait brisé une jambe. Sa canonisation, appelée par de nombreux prélats, n'a toujours pas été instruite.
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